Thèses de doctorat
Issaka Oumarou Harou
oumarou_harou.issaka@courrier.uqam.ca
L’accompagnement entrepreneurial en économie sociale : articulation des pratiques d’accompagnement au sein des incubateurs et accélérateurs d’entreprises d’économie sociale
« Mon projet de thèse porte sur l’accompagnement entrepreneurial en économie sociale. Nous visons une meilleure compréhension de la dynamique et de l’articulation des pratiques d’accompagnement entrepreneurial au sein des structures dédiées à l’accompagnement en économie sociale (incubateurs et accélérateurs sociaux). Une attention particulière sera apportée à la dimension collective d’un tel processus en raison des fondements théoriques qui ont structuré le champ de l’économie sociale, car, historiquement, l’économie sociale se révèle être une action collective, une mobilisation sociale, inspirée par les besoins et les aspirations socio-économiques qui se démarquent des lois du marché (Bouchard et Lévesque, 2010). »
Directrice/codirectrice: Christina Constantinidis et Annie Camus
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L’accompagnement entrepreneurial retient l’attention des gouvernements et des chercheurs depuis plus d’ une décennie en raison de son rôle dans la création d’emplois et de richesse dans les économies (Abootorabi et al., 2021). Dans la littérature, l’accompagnement entrepreneurial s’est beaucoup concentré sur les entreprises classiques, notamment les entreprises a forte croissance. Cependant, l’accompagnement en lien avec d’autres types d’entreprises, notamment les entreprises issues de l’économie sociale ont été peu étudiées. L’économie sociale au Québec est riche d’une histoire longue de plus d’un siècle qui a abouti à l’ émergence d’un « modèle québécois » particulièrement dynamique (Vaillancourt et Favreau, 2001; Levesque, 2007; Levesque et Petitclerc, 2008). L’économie sociale représente en 2019, une part importante de l’économie québécoise, forte de 11 200 entreprises, de 220 000 emplois (soit environ 5 % de l’emploi au Québec) et d’un chiffre d’ affaires annuel estimé à 47,8 milliards de dollars canadiens (Institut de la statistique du Québec, 2019). L’économie sociale au Québec bénéficie d’une large reconnaissance des pouvoirs publics et d’une forte institutionnalisation par le biais d’une loi sur l’ économie sociale votée par le parlement du Québec en 2013, qui reconnait la contribution de l’ économie sociale au développement socioéconomique de la province (Sauvage et al., 2021). De ce fait, au fil du temps a émergé un écosystème ou l’accompagnement des entreprises d’économie sociale constitue un enjeu majeur et un facteur déterminant pour favoriser l’émergence, le développement et la réussite d’entreprises issues de la sphère de l’économie sociale. Malgré l’ importance et le poids du secteur de l’économie sociale, peu d’études se sont concentrées sur les pratiques d’accompagnement dans ce secteur. Depuis 2015, les organismes d’appui à l’économie sociale au Québec ont été restructurés, conduisant à l’abolition, au déplacement ou a la création de nouveaux organismes d’ accompagnement (TIESS, 2019). Dès lors, comment les structures d’ accompagnement concourent par leurs interactions a la création d’un contexte propice a l’émergence et au développement d’ entreprises d’économie sociale ? Quelles sont les pratiques d’ accompagnement en œuvre dans ces structures (Quelles pratiques d’accompagnement sont mobilisées ? Comment ces pratiques se matérialisent en prenant en compte la spécificité des entreprises d’économie sociale ? Existe-t-il de nouvelles pratiques à mettre en évidence ? Si, oui, lesquelles ?). L’objectif de notre recherche est de comprendre la dynamique et l’articulation des pratiques d’ accompagnement entrepreneurial au sein des structures dédiées à l’accompagnement en économie sociale (incubateurs et accélérateurs sociaux). Une attention particulière sera apportée à la dimension collective d’un tel processus en raison des fondements théoriques qui ont structuré le champ de l’ économie sociale, car, historiquement, l’économie sociale se révèle être une action collective, une mobilisation sociale, inspirée par les besoins et les aspirations socio-économiques qui se démarquent des lois du marché (Bouchard et Lévesque, 2010).
Mélina Dorval
dorval.melina@courrier.uqam.ca
L’éducation entrepreneuriale est-elle genrée ? Analyse des défis et enjeux sous une perspective institutionnelle
« Malgré le rôle de l’éducation entrepreneurial ainsi que ses apports pour les étudiant.e.s, les recherches démontrent que l’intention de démarrage d’une entreprise est diminuée avec la complétion d’étude, particulièrement chez les femmes. Explorant ce phénomène, mon projet de thèse se penche sur la question du genre dans le contexte de l’éducation entrepreneuriale, un domaine peu analysé sous une lunette genrée, mais autrement bien couvert dans la littérature. Ainsi, l’objectif de cette recherche exploratoire est de venir brosser le portrait de la situation des institutions d’enseignement en entrepreneuriat en termes de genre. Pour ce faire, je mobiliserai un cadre théorique basé sur l’approche institutionnelle. »
Directrice de thèse: Christina Constantinidis
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Près de 40 ans se sont écoulés depuis les premières études sur l’entrepreneuriat féminin. Depuis, les chercheur.e.s ont établi à maintes reprises l’importance de l’entrepreneuriat, en notant les apports des femmes : créativité organisationnelle améliorée (ex : nouvelles découvertes technologiques), stimulation de l’économie (ex : embauche de personnel), impact sur la communauté féminine (ex : égalité salariale), etc. (Datta & al, 2021 ; Stedham & Wieland, 2017).
Cependant, des différences au niveau du genre en entrepreneuriat persistent : les entreprises des femmes sont plus petites, à plus faible croissance et moins profitables que celles des hommes (Bakas, 2017 ; Eddleston & Powell, 2008 ; Foster & Brindley, 2018). De plus, les femmes entrepreneures indiquent une plus faible intention entrepreneuriale après la complétion de leur étude (Bergmann & al., 2018 ; Heinonen & Hytti, 2010 ; Jabeen & al., 2017 ; Salavou & al., 2021), et cela, malgré tous les apports de l’éducation entrepreneuriale observés : stimulation de l’esprit entrepreneurial, acquisition de compétences, reconnaissances d’opportunités, etc. (Hélène & Aubry, 2019 ; Kariv & al., 2019 ; Mégret, 2022 ; Srivastava, 2017). De ce fait, il est primordial de se pencher sur la question du genre dans le contexte de l’éducation entrepreneuriale, un domaine peu analysé sous une lunette genrée, mais autrement bien couvert dans la littérature. »
Projets de maîtrise
Agustina Castro-Melchor
castro-melchor.agustina@courrier.uqam.ca
Une nouvelle vision de l’entrepreneuriat et de la diversité !
« Notre projet de recherche-création avec notre partenaire terrain JOBEL ART POUR LA TERRE a produit des données scientifiques sur le sujet de l’équité, la diversité et l’inclusion en entrepreneuriat, données qui serviront de ‘cœur intelligent’ à la production artistique qui sera mise en place par JOBEL suite au projet. »
*Activité de recherche réalisée dans le cadre du projet Indépendamment Ensemble
Directrices: Christina Constantinidis et Kerstin Kuyken
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Notre projet de recherche-création a produit des données scientifiques sur le sujet de l’équité, la diversité et l’inclusion en entrepreneuriat, données qui serviront de ‘cœur intelligent’ à la production artistique qui sera mise en place par JOBEL suite au projet.
L’objectif de recherche général était donc d’analyser, de manière croisée, comment l’équité, la diversité et l’inclusion (ÉDI) sont représentées dans trois types de discours entrepreneuriaux : dans la littérature, dans les médias, ainsi que sous la perspective d’entrepreneur.e.s issu.e.s de la diversité et d’expert.e.s de la question de l’ÉDI en entrepreneuriat.
Le projet de recherche s’articule ainsi autour de deux questions de recherche principales :
● Quelles sont les représentations véhiculées par les discours dominants en entrepreneuriat en termes d’ÉDI?
● Comment faire évoluer les discours pour construire des représentations plus équitables, diversifiées et inclusives de l’entrepreneuriat? (avec comme visé la déconstruction du discours dominant)
Kaoutar Bensitel
bensitel.kaoutar@courrier.uqam.ca
L’art comme vecteur de changement social en entrepreneuriat : le cas des femmes entrepreneures migrantes
*Activité de recherche réalisée dans le cadre du projet Indépendamment Ensemble
« L’objectif de ce projet de recherche est de sensibiliser le grand public à la diversité des profils et des formes en entrepreneuriat, en les encourageant à déconstruire les stéréotypes et les préjugés qu’ils ont sur certains groupes d’entrepreneurs, notamment les femmes entrepreneures migrantes. »
Directrices: Christina Constantinidis et Kerstin Kuyken
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L’objectif de ce projet de recherche est de sensibiliser le grand public à la diversité des profils en entrepreneuriat, en les encourageant à déconstruire les stéréotypes qu’ils ont sur certains groupes d’entrepreneurs, notamment les femmes entrepreneures migrantes. En effet, en parcourant la littérature, nous avons pu constater le double, voire le triple désavantage auquel sont confrontées ces femmes en raison de leur genre et de leur origine. Par conséquent, nous avons choisi d’examiner de plus près l’accompagnement des femmes entrepreneures migrantes. Dans notre processus de recherche, nous avons réalisé une revue de littérature au sujet des femmes entrepreneures migrantes et leur accompagnement. Puis, nous avons mobilisé une méthodologie de recherche qualitative en réalisant des entrevues avec des femmes entrepreneures migrantes et des structures d’accompagnement au Canada et à l’international. Sur cette base, nous avons recommandé des activités que JOBEL peut inclure dans sa réalisation artistique.
Hanane El Ghardaoui
Les programmes de formation à la diversité: qu’apportent-ils vraiment aux organisations? Enseignements et enjeux issus d’une étude de cas
Une étude de cas: Groupe des Vingt – Programme de sensibilisation et de formation
*Activité de recherche réalisée dans le cadre du projet Concertation Montréal
« Le projet de recherche explore l’impact de la formation en gestion de la diversité dans les organisations. En se penchant sur le programme Groupe des Vingt de Concertation Montréal, cette recherche-intervention évalue son efficacité à promouvoir l’équité, l’inclusion et la flexibilité au sein des conseils d’administration. »
Directrice: Christina Constantinidis
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Le projet de recherche s’est centré sur l’exploration des dimensions cruciales de la formation en gestion de la diversité. L’objectif fondamental était d’analyser ces enjeux à deux niveaux essentiels : celui des organisations et de leur gouvernance, ainsi que celui des individus qui les composent.
L’étude s’est particulièrement concentrée sur le programme Groupe des Vingt, mis en place par l’organisme sans but lucratif « Concertation Montréal ». Ce programme visait la sensibilisation et la formation des conseils d’administration aux questions d’équité, de diversité et d’inclusion.
La méthodologie adoptée a combiné des enquêtes quantitatives approfondies avec des groupes de discussion qualitatifs impliquant les participants du programme. Cette approche mixte a permis d’évaluer l’efficacité de la formation tout en identifiant les défis spécifiques rencontrés par les participants. L’analyse des résultats des enquêtes et des échanges lors des groupes de discussion a offert une compréhension approfondie des retombées réelles de cette initiative au niveau des organisations, des individus et de la gouvernance.
Les résultats de cette recherche ont contribué à éclairer les décisions futures en matière de formation en gestion de la diversité, offrant ainsi des perspectives précieuses pour les organisations cherchant à renforcer leur engagement en faveur de l’équité, la diversité et l’inclusion.
Ahui Nelson
L’évolution des stéréotypes au sein des équipes de travail multiculturelles
« Ce travail de recherche représente une opportunité d’aborder les stéréotypes en équipe de travail selon plusieurs aspects. D’abord, comprendre l’origine et le fonctionnement des stéréotypes et leurs liens avec les équipes de travail multiculturelles. Ensuite, mettre en lumière l’évolution et les impacts des stéréotypes dans les équipes de travail multiculturelles. Et enfin, nous imprégner de la réalité du phénomène dans des équipes multiculturelles formelles issues du monde professionnel. »
Directrice: Christina Constantinidis
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La diversité culturelle est un enjeu pour la société d’aujourd’hui. Cela, du fait de la mondialisation des marchés, de l’internationalisation des activités économiques et des flux migratoires. En entreprise, cette diversité se ressent à travers les ressources humaines disponibles qui sont d’origines diverses et donc de cultures différentes. Une réalité à laquelle les organisations doivent s’adapter dans leurs différentes démarches. De ce fait, on assiste de plus en plus, à leur niveau, à la création d’équipes de travail multiculturelles. Or, la mise en place de telles équipes met en exergue plusieurs défis reliés à leur fonctionnement. Dans le cadre de cette étude, ceux qui nous ont intéressés sont les stéréotypes. Les stéréotypes qui sont des représentations mentales utilisées par tout individu dans le traitement de l’information sociale. Des représentations qui sont une manière de simplifier l’information fournie par l’environnement. Les stéréotypes peuvent se révéler aussi bien positifs que négatifs et avoir un impact sur la dynamique d’interaction entre les membres d’une équipe de travail multiculturelle.
À titre d’étudiant et futur professionnel, nous serons un jour appelés à travailler dans des équipes multiculturelles ; il est donc pertinent pour nous de s’intéresser à la relation entre les stéréotypes et ce type d’équipe. Et cela se justifie par le fait que pour tout individu, le simple fait d’entrer en contact avec des personnes appartenant à des univers culturels différents ne garantit rien en termes d’attitudes, de comportements (ouverture, tolérance), de cohésion, et de performance.
Jonathan Pouzol
La place de la femme dans l’e-sport
« Cet essai a pour but de comprendre la place qu’occupent les femmes dans le milieu de l’e-sport, secteur très compétitif et masculin où elles sont en général très peu présentes. On s’intéressera aux différentes barrières pouvant impacter leur entrée dans ce milieu et surtout l’évolution de leur carrière, en s’interrogeant sur les différents phénomènes de genre pouvant potentiellement expliquer ces barrières. »
Directrice: Christina Constantinidis
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On verra au cours de cet essai que l’industrie du jeu vidéo a mis en place dès ses débuts une véritable différenciation entre les garçons et les filles, que ce soit en terme de représentation des femmes à l’intérieur même du jeu vidéo, ou par un développement et un marketing très axé sur le public masculin, au détriment du public féminin. Cela aura pour effet de créer et diffuser certains stéréotypes concernant les femmes, qui seront internalisés par le public masculin et pourront avoir une incidence des années plus tard dans leur façon d’intéragir avec les joueuses, ce qui créera un clivage encore plus important et forcera les joueuses à se regrouper entre elles pour pouvoir participer à des tournois. Tous ces phénomènes mis ensemble ont eu pour conséquence d’avoir un nombre de joueuses occasionnelles plus faible sur les genres de jeux les plus propices à la compétition, avec également une préférence personnelle de nombreuses joueuses pour des jeux non-compétitifs, ce qui aura statistiquement un impact sur un nombre plus faible de joueuses professionnelles
dans les compétitions.